Une étude révèle l'utilité du DGP chez les patientes qui ont présenté des échecs répétés d'implantation

Une étude révèle l'utilité du DGP chez les patientes qui ont présenté des échecs répétés d'implantation

L'utilité de l'application du diagnostic génétique préimplantatoire (DGP) chez les patientes qui ont présenté des échecs d'implantation à répétition n'a pas été prouvée scientifiquement en raison du manque d'études aléatoires utilisant la méthodologie d'analyse actuelle. On sait toutefois que l'existence d'anomalies chromosomiques chez l'embryon est une des principales causes à l'origine de ce problème.

Néanmoins, une étude prospective non randomisée réalisée chez des patientes ayant une longue histoire d'échecs d'implantation préalables (plus de 6 embryons transférés sans succès) et menée par la Dre Marta Devesa, du service de médecine de la reproduction de SMD donne des résultats très prometteurs en ce sens, car elle a analysé la relation entre l'application du DGP avec biopsie de trophectoderme et étude de tous les chromosomes et le taux cumulé de grossesses et de bébés nés par patiente.

Les couples qui ont participé à cette étude sont 38 au total. Du groupe ont été exclus les couples où l'âge de la mère était égal ou supérieur à 39 ans ou bien ceux chez lesquels il pouvait exister une cause éventuellement associée à l'échec d'implantation, telle qu'un caryotype anormal, une thrombophilie, des troubles auto-immuns, des anomalies utérines, un facteur masculin sévère ou un hydrosalpinx.

Le DGP a été fait en pratiquant une biopsie de trophectoderme sur des embryons au stade blastocyste. Le taux d'embryons euploïdes obtenu a été de 52 %, et un total de 50 transferts embryonnaires (TE) a été fait : 8 sur un cycle naturel et 42 sur un cycle substitué. Le taux d'implantation a été de 56,3 % et le taux de grossesse évolutive (> 20 semaines) ou d'enfant né vivant par TE a été de 58 %. Le taux cumulé de grossesse évolutive et d'enfant né vivant par patiente a été d'environ 76,3 %.

Les auteurs de l'étude en concluent donc que le DGP devrait être proposé dans les cas d'échec d'implantation à répétition ; mais si le transfert d'un embryon euploïde échoue, il convient d'écarter d'autres facteurs et d'envisager que le mosaïcisme ne puisse pas être exclu.

Poster scientifique :
Cumulative live birth rate after implantation genetic screening in repeated implantation failure: is there still a place for replacing genetically unscreened embryos?
Devesa M1, Coroleu B1, Parriego M1, Coll, L1, Martinez F1, Rodriguez I1, Barri PN1
1 Service de médecine de la reproduction, département d'obstétrique, de gynécologie et de reproduction de l'hôpital universitaire Dexeus, Barcelone, Espagne
Voir l'affiche scientifique (PDF)

Request more information

(+34) 93 227 48 96

Or fill in this form and we will call you as soon as possible

I want to be informed about the latest news of Dexeus Mujer and receive the newsletter:
If you require more information, please contact our International Patient Care Unit.